19 présidents de départements réclament un « revenu de base » universel face à la crise du Covid-19

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Dans une tribune publiée dans « Le Journal du dimanche », 19 présidents PS de départements réclament, dimanche 12 avril, l’instauration d’un « revenu de base » universel. Il est présenté comme un outil pragmatique pour lutter contre la pauvreté dans le contexte de l’épidémie du coronavirus.

Les 19 signataires estiment que cette solution « changerait le référentiel des solidarités humaines ».

« Alors que la crise sanitaire du Covid-19 évolue chaque jour un peu plus en une crise économique mondiale, poussant nos systèmes de solidarité dans leurs retranchements, le revenu de base apparaît (…) comme une solution pour amortir le choc social qui risque de faire basculer nombre de nos concitoyens dans la précarité », écrivent-ils dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche.

L’allocation qu’ils préconisent serait « sans contrepartie mais avec un accompagnement renforcé, automatique pour résoudre le problème du non-recours aux droits, ouvert dès 18 ans pour lutter contre la précarité des plus jeunes, dégressif en fonction des revenus d’activité et d’un montant égal au seuil de pauvreté ».

Donner aux Français « les outils de leur autonomie »

« Comme l’a justement dit le président de la République le 12 mars dernier, soulignent-ils encore, des décisions de rupture sont aujourd’hui nécessaires. Cette solution solidaire changera le référentiel des solidarités humaines pour redonner aux Françaises et aux Français confiance en un système créé pour leur apporter, à la fois, la sécurité de l’existence et les outils de leur autonomie. »

Le Fonds monétaire international (FMI) compare les effets économiques attendus de la pandémie à ceux de la Grande Dépression de 1929. En France, où le quart des salariés du privé est déjà au chômage partiel, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, anticipe pour l’heure un recul du PIB de 6 % en 2020.

Les dix-neuf signataires de la tribune sont :
Sophie Borderie (Lot-et-Garonne); Denis Bouad (Gard) ; Jean-Luc Chenut (Ille-et-Vilaine) ; Xavier Fortinon (Landes) ; Jean-Luc Gleyze (Gironde) ; Philippe Grosvalet (Loire-Atlantique) ; Mathieu Klein (Meurthe-et-Moselle) ; Alain Lassus (Nièvre) ; Philippe Martin (Gers) ; René Massette (Alpes-de-Haute-Provence) ; Georges Méric (Haute-Garonne) ; Kléber Mesquida (Hérault) ; Christine Tequi (Ariège) ; Germinal Peiro (Dordogne) ; Serge Rigal (Lot) ; Nathalie Sarrabezolles (Finistère) ; Stéphane Troussel (Seine-Saint-Denis) ; Laurent Ughetto (Ardèche) ; André Viola (Aude)

Source : AFP / JDD

1 COMMENTAIRE

  1. Je viens signaler la situation des jeunes qui ont CRU que le statut d’auto-entrepreneur s’avérait être la seule possibilité offerte au moment d’officialiser leur activité au sortir de leurs études..Le cas que je vous soumets est celui d’une jeune personne qui s’est lancée dans les soins aux animaux,spécifiquement aux chevaux…ce qui ne peut s’exercer qu’en déplacement chez les propriétaires…Vous voyez d’ici comment du jour au lendemain tout s’arrête..Plus de revenus…Pas de chômage bien entendu-URSAF à régler BIEN ENTENDU…les charges de fonctionnement non déductibles….c’est le comble de l’arnaque…(pas les moyens pour penser à mettre de côté pour la retraite….non plus….)
    Oui, oui oui, ce revenu serait l’opportunité d’éviter à nos jeunes à passer du jour au lendemain à l’état de SDF…déjà assez nombreux Eux qui…..aussi ont bien besoin de vivre avec…. un minimun de décence…
    merci pour votre écoute..
    Chantal.

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