Covid-19: faute de masques, un syndicat de police appelle à ne plus contrôler le respect des règles de confinement

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Une policière contrôle une passante devant le gare Montparnasse à Paris, le 21 mars 2020. — Francois Mori/AP/SIPA

Le syndicat Unsa-police a appelé les policiers à ne pas effectuer de contrôles sur le respect des règles de confinement pour endiguer la propagation du Covid-19 en l’absence de moyens de protection.

Dans un communiqué diffusé mardi 24 mars et intitulé «Droit d’alerte», le syndicat estime que :

«le ministère de l’Intérieur doit en sa qualité d’employeur protéger ses agents».
«Au ministère de l’Intérieur, ça tourne en rond, rien n’avance! C’est scandaleux!».
«Pas de protection implique pas de contrôle, pas de verbalisation, pas d’accueil dans les services», prévient l’Unsa-police.


Christophe Castaner a affirmé jeudi 19 mars que les policiers « ne sont pas en risque » face au Covid-19.
Plusieurs syndicats de police ont fait part de leur inquiétude devant le manque de moyens de protection pour les agents.
L’un d’eux, Alternative, a réclamé en outre la généralisation de l’instauration du couvre-feu.

10.000 policiers et gendarmes confinés

Selon plusieurs recoupements, non confirmés officiellement, près de 150 cas avérés seraient répertoriés dans les rangs de la police nationale, où près de 9000 fonctionnaires ont été confinés si l’on compte les symptômes suspects, les suspicions de contact avec des personnes contaminées, les gardes d’enfants ainsi que les autorisations spéciales d’absence. Si les gardiens et gradés représentent la catégorie la plus touchée, le virus s’est propagé dans la chaîne hiérarchique jusqu’aux commissaires.

Dans les rangs de la gendarmerie, où les familles vivent en caserne, plus de 700 militaires seraient confinés et une vingtaine d’autres contaminés, confirmant un chiffre publié samedi par l’Essor.

Les policiers en colère dénoncent le «blabla technocratique»

Le Collectif autonome des policiers d’Ile-de-France a pour sa part déploré sur son compte Facebook :

«Il s’agissait pour M. Nunez de rassurer les troupes policières fatiguées et inquiètes […] les secrétaires généraux des principaux syndicats de policiers, tous grades confondus, ont été conviés à une réunion en visioconférence pour constater que leur connexion avait pour seul dessein d’écouter les leçons du directeur général de la santé […]  L’endormissement par les blablas technocratiques a eu lieu, comme nous l’avions prévu la veille, [et] l’adjoint de la place Beauvau a annoncé aux représentants du personnel […] que les effectifs de Police ne seraient pas dotés des moyens de protection tels que les masques, gants et lunettes prévus à cet effet sanitaire

« Nos collègues, fatigués, ne veulent pas mourir, et encore moins donner la mort »

Le Collectif dénonce que les partenaires sociaux «ont pris acte, groggy et KO technique. Circulez ! Rien à voir ! […]
A cet instant où nos sœurs et frères d’arme tombent comme des mouches, touchés par le Covid-19, de nombreux collègues ont pour obligation de rester à la maison, sans pour autant être malades, puisque les pouvoirs publics refusent les tests préventifs et de vérification.
Quel autre pays que la France compte 10 % de ses effectifs policiers en arrêt maladie ? […]
Nos collègues, fatigués, ne veulent pas mourir, et encore moins donner la mort. Qui sera alors tenu pour responsable de ces décès ? Oui, maintenant, ça suffit !»

Source : AFP / Figaro / Facebook / Twitter

2 Commentaires

  1. Bonjour, je suis a buenos Aires , et moi meme je suis argentine, Mr. Jandrok le point de vu de cette dame cela peut apporte quelque chose je ecoute Corine de exister en liberte… aui a manifeste de retenue par apport a le proffsseur Raoult de Marseille, pourriez vous le faire passer ce link SVP.
    merci pour votre travail… je ne pas eu acces au chat ni au commentaires dans ses dernier apparitions.
    Je vous salue tres cordialement,

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