DES CHERCHEURS CONFIRMENT ENFIN QUE LE CANCER EST BEAUCOUP PLUS D’ORIGINE HUMAINE QU’ON NE LE PENSAIT AUPARAVANT

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Traduction pour cogiito.com : PAJ

L’Institut national du cancer définit le cancer comme une maladie génétique, mais pas génétique comme on l’entend généralement.

Clarifions cette déclaration : cela ne veut pas dire que le cancer est hérité exclusivement de nos parents et transmis à notre progéniture. Ce que les scientifiques entendent par le mot « génétique », c’est que le mécanisme de production des tumeurs par le cancer est enraciné dans les changements dans la façon dont nos gènes contrôlent la division cellulaire. Ces perturbations dans nos gènes affectent par conséquent la croissance et la division de nos cellules. Sans une régulation adéquate de ces fonctions, les cellules malignes continuent de croître et de se diviser à un rythme alarmant.

Cette division cellulaire incontrôlée est le signe distinctif d’une maladie maligne. [1]

Bien que notre composition génétique joue un rôle important dans le développement ou non du cancer, il est important de noter que la génétique est un facteur de risque et non une cause absolue de cancer.

Même en l’absence d’un facteur de risque intrinsèque, il est possible d’avoir un cancer même si le sujet n’est pas atteint d’une maladie génétique organique comme une maladie génétique.

En effet, les expositions environnementales ou les facteurs externes peuvent entraîner des erreurs dans la division cellulaire et peuvent même endommager notre ADN ou modifier le comportement de nos gènes. Malheureusement, ces modifications génétiques ne s’arrêtent pas à la personne atteinte. L’effet peut être transmis à travers l’arbre généalogique. Bien que le mécanisme implique des gènes, ceux-ci ne sont pas considérés comme des troubles génétiques au sens le plus pur du terme.

Ils sont toujours considérés comme des facteurs externes puisque la substance aggravante provient de l’extérieur du corps.

Un exemple d’un de ces médicaments est le DES ou Diethylstilbestrol.

Entre 1938 et 1971, le D.E.S. a été prescrit pour le traitement des problèmes reproductifs féminins qui comprennent les fausses couches, l’hormonothérapie substitutive et l’engorgement mammaire. À leur insu, le D.E.S.S. a par la suite été considéré comme un médicament hautement cancérogène. Malheureusement, les effets cancérigènes du DES ne se sont pas limités aux principaux utilisateurs. Elle a même touché la deuxième et la troisième génération de la progéniture de l’utilisateur primaire. Les filles de celles qui ont utilisé le D.E.S.S. présentaient un risque accru de développer un adénocarcinome à cellules claires (ACC), un type rare de cancer vaginal et cervical.

Leurs homologues masculins présentaient des anomalies urogénitales qui les exposaient au risque de développer des types de cancer masculins tels que le cancer des testicules. [2][3]

Étant donné que le mot  » maladie génétique  » est couramment utilisé pour définir le cancer, il est facile de comprendre que le cancer est principalement une maladie génétique.

En fait, elle est aussi causée par de nombreux facteurs externes comme le DES mentionné ci-dessus.

Ce genre de définition renforce également le faux discours selon lequel le cancer est une maladie intrinsèque inévitable qui nous fait considérer le cancer comme un coup de malchance plutôt que comme le produit de mauvais choix de santé, d’un mode de vie malsain et de l’exposition à des produits chimiques dangereux.

Cependant, des études ont maintenant démontré que, malgré le rôle de la génétique dans le processus du cancer…

…il existe des preuves que les facteurs externes ont un impact plus important que nous ne le pensions au départ.

Dans une étude publiée dans la revue « Nature », les chercheurs ont déterminé que l’exposition et les comportements environnementaux contribuaient grandement au développement de la grande majorité des cancers.

En analysant des études récentes sur les signatures mutationnelles du cancer et en utilisant la date du programme SEER (Surveillance, épidémiologie et résultats finaux), ils ont pu déterminer que 70 à 90 % des cancers sont dus à des facteurs externes alors que seulement 10 % peuvent être attribués à des causes intrinsèques. Certains des types de cancer mentionnés dans l’étude ont montré de fortes associations avec des facteurs de risque externes plutôt qu’avec des prédispositions génétiques. Il s’agit notamment de la relation entre le cancer colorectal et l’alimentation, le cancer de la peau et l’exposition au soleil, le cancer de l’œsophage et le tabagisme, le cancer du col utérin et le virus du papillome humain. [4]

Bien que l’étude présente des chiffres alarmants en ce qui concerne le nombre de substances nocives nous concernant, elle nous donne aussi, d’une certaine façon, des moyens d’agir. En mettant l’accent sur le développement du cancer sur les facteurs externes, nous sommes maintenant plus conscients que le pouvoir de prévenir le cancer est principalement en nous. En évitant ces substances et en prenant des décisions éclairées en matière de santé, le cancer n’est plus un coup de malchance, mais une maladie évitable.

Références :

[1] What Is Cancer? https://www.cancer.gov/about-cancer/understanding/what-is-cancer

[2] DES Daughters. https://www.cdc.gov/DES/CONSUMERS/daughters/index.html

[3] Urogenital abnormalities in men exposed to diethylstilbestrol in utero: a cohort study
(2009). https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2739506/

[4] Substantial contribution of extrinsic risk factors to cancer development
(2016). http://www.nature.com/nature/journal/v529/n7584/full/nature16166.html?foxtrotcallback=true

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