En Malaisie, un «fantôme» fait des rondes pour s’assurer que les personnes respectent le confinement

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Muhammad Urabil Alias, un habitant du village de Kemaman, a eu l'idée de revêtir une longue tunique blanche, un masque et une perruque pour effectuer des rondes nocturnes et effrayer les passants. ©Mohd Rasfan / AFP

Depuis quelques jours dans le nord-est de la Malaisie, un effrayant spectre aux longs cheveux blancs hante les rues d’un village. Les habitants en ont si peur qu’ils n’osent plus quitter leur domicile, respectant à la lettre le confinement mis en place par les autorités le 18 mars dernier.

Le «fantôme» est un certain Muhammad Urabil Alias, un habitant du village de Kemaman bien vivant qui a eu l’idée de revêtir une longue tunique blanche et d’enfiler un masque et une perruque pour effrayer ses voisins au cours de ses tournées nocturnes. «Je regardais les infos et comme je voyais que de plus en plus de gens mouraient […], j’ai décidé de faire peur aux habitants» pour qu’ils respectent le confinement, a expliqué l’homme âgé de 38 ans à l’AFP. 

©Mohd Rasfan / AFP

Comme de nombreux pays, la Malaisie a en effet imposé le confinement dès le 18 mars dernier pour endiguer la propagation du virus. Les écoles et la plupart des entreprises sont fermées et les Malaisiens ont été sommés de rester au sein de leur domicile jusqu’au 28 avril. 

Et dans ce pays où les croyances dans les êtres surnaturels restent fortes, la drôle d’idée de Muhammad Urabil Alias s’est avérée très efficace. A tel point que les jeunes qui continuaient de traîner dans les rues le soir malgré le confinement «courent comme des fous pour rentrer dans leur maison» lorsqu’ils croisent la route du spectre, a affirmé Muhammad Abdillah, un habitant du village, à l’AFP.

©Mohd Rasfan / AFP

Sur les réseaux sociaux, un cliché du «fantôme» de Kemaman avait fait l’objet d’un véritable buzz. Mais l’histoire est arrivée aux oreilles des policiers du pays, qui n’ont pas tardé à faire une descente chez le villageois… pour prendre une photo avec lui.

Des fantômes présents aussi… en Indonésie

Le cas de ce fantôme malais n’est pas isolé. En Indonésie, un petite village de l’île de Java a mis en place des patrouilles de pacongs, des fantômes qui incarnent dans la culture indonésienne les âmes errantes des défunts. Avec la bénédiction de la police, ils patrouillent dans les rues de leur village qui a décidé de se confiner alors même que le gouvernement du pays n’a pas encore déclaré de confinement général.

Enveloppés dans un drap pâle, le visage grimé de blanc, les fantômes ont d’abord fait sensation et créé l’effet inverse à celui escompté : les habitants sortaient pour les apercevoir, effrayés mais surtout curieux. Le maire a donc décidé de changer de stratégie et de ne plus révéler les itinéraires et heures de sortie des fantômes. Depuis, assure-t-il, petits comme grands restent chez eux pour ne pas risquer de croiser un de ces esprits, et se préservent ainsi de risque de contamination. 

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Source : AFP / CNews / FranceTvInfo

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