KRAK-KROND, une érection de trop….

1
3883
disponible sur la boutique cogiito en échange d'un don

Roman satirique et comique disponible Sur Amazon en cliquant sur ce lien :

mais également su cogiito.com sur la boutique : Un don Un livre

https://cogiito.com/dons-et-livres-cadeau/

Description

Pour un don de 52 €
Recevez le livre “Krak-Krond, une érection de trop…” (638 pages !)

L’idée d’écrire une satire de notre société à la manière d’Alfred Jarry, comme celui-ci le fit avec son mémorable «Ubu Roi ou les Polonais », m’est venue suite à la morosité dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui. Notre société est, cela va sans dire, en grande souffrance morale, sociale, politique, économique, sanitaire et celui qui souffre, celui qui est tenu dans l’ignorance, celui qui est rendu responsable de tous les maux, c’est le peuple, maudit peuple et peuple maudit par les puissants qui le méprisent et qui organisent son malheur.

KRAK-KROND, UNE ÉRECTION DE TROP…

Il m’a fallu pour « Krak-Krond », reconsidérer ma façon d’écrire afin d’interpréter une version de la politique dans le ton de la vérité mais si le principe de vérité est beau à entendre, il n’est plus bon à dire dans notre pays qui, jadis, était celui de Voltaire et de Rousseau, ces deux penseurs des « Lumières » qui ont permis d’abattre le mur du pouvoir de droit divin, par la beauté de leurs idées qui ont conduit elles- mêmes à la Révolution française, portant l’espoir nouveau d’une société égalitaire pour tous ; le rêve était beau, le résultat beaucoup moins.

Faudrait-il pour écrire aujourd’hui entrer en clandestinité et publier sous couvert d’un pseudonyme sur des réseaux spécifiques, éditer sous le manteau, comme ce fut le cas durant des siècles ? Je le crains.

On ne compte plus les auteurs que l’on admire dans les «Belles Lettres» et qui ont dû se cacher, et même fuir leur pays pour continuer à illuminer les esprits des paroles les plus sages, mais qui gênaient le Pouvoir.Devrais-je citer Jean de La Fontaine, ou mieux encore Victor Hugo, grand maître de la littérature française, ardent défenseur des malheureux et de la souffrance humaine au cœur d’un XIXe siècle remplis d’injustices et de mépris pour l’humain démuni, au point de pousser le pouvoir à ordonner à la troupe de faire feu sur des enfants et de les piétiner à cheval? L’histoire a ce triste défaut de reproduire les erreurs du passé et aujourd’hui, en France, l’État lance ses brigades de CRS pour gazer nos enfants, nos parents, nos retraités sur les Places de la République des plus grandes villes de France, français qui manifestent leur désir de construire une société égalitaire pour tous, enfants qui crie leur désir de liberté, sont assassinés par des vaccins criminels, tout en souhaitant écrire une constitution pour le citoyen et non en faveur du politique au service de l’industrie et des grands industriels du monde. Or, je suis horrifié en tant que parent et en tant que citoyen d’assister à cette violence du Pouvoir contre nos enfants et contre la Liberté. C’est pourquoi cet ouvrage parodique existe à présent, pour rire de tout, même du pire.

Extrait de “Krak-Krond, une érection de trop…”

(638 pages !)

III

LE PREMIER MINISTRE DEVIENT MACAQUE

Ce jour-là, Krak-Krond, debout dans son cabinet d’aisances, glissa son pouce droit sous ses bourses pour repousser la dernière goute de son urètre dans la cuvette en poussant un petit gémissement de puceau :

– Han ! Encore une que la prostate n’aura pas, hé, hé, hé… Dit-il,et la goutte s’écrasa en un léger flop dans le fond jaunâtre du bassinet, créant une onde cosmique qui lui fit croire qu’il aurait pu être à cet instant, le créateur de tout l’univers. Il en tira une profonde fierté sur le moment. Avez-vous pensé à la machine à décerveler ? Hurla-t-il à Duroquet par-dessus son épaule, qui l’attendait derrière la porte.

– Oh, mon Président, cette machine est toujours en activité, sa maintenance est permanente, vous pensez bien que l’ignominieuse Angleterre ne la laisserait pas tomber en panne, répondit Duroquet avec certitude.

– Mouais, faudrait-il être imbécile pour détruire une telle machine, c’est vrai, murmura Krak-Krond, puis il reprit : « Bombe, salade, fruits, dessert, bouilli, topinambours, choux-fleurs à la merde… »[1] qu’on leur servira, et ils en réclameront, tu verras, ah, ah, ah… Crois-tu utile de faire de telles dépenses, se posa-t-il la question, bien entendu, plus ça sent, plus ça pue, plus ça sent du cul, plus c’est bon, et ça, c’est pas marqué dans le livre saint de la Fiole de la Pine Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Non ! Ça, c’est du Krak-Krond 1er, du premier choix, du grand Krak-Krond, mieux qu’une andouille et plus grand qu’un niqué… Allez, je pars demain pour le vaste, vaste monde[2]… Duroquet, utilisez-là, gazez mon peuple avec, pour le rendre con, je veux du con quoi, du con, de la chique et du mollah Amar, et des chemtrails !

– Plait-il, Monsieur le Président ? Demanda Duroquet étonné, l’oreille collée derrière la porte.

– Rien, rien, répondit Krak-Krond, au fait Duroquet, savez-vous que je suis décoré de l’ordre de l’Aigle Rouge de Polynésie, dit-il, sa nouille entre les mains.

– Oh bien sûr, mon Président, c’est moi-même qui vous ai commandé ce titre, cela vous fera une meilleure retraite.

– Duroquet, dites-moi, où en est-on avec Jean Foutrecul d’Enculnac ? Demanda le président.

– C’est votre premier rendez-vous de ce matin, répondit le Premier ministre.

– Parfait, parfait… Mon bon ami, savez-vous qu’une bite bien secouée, apporte bonne aise à celui qui la secoue…

Hein ? Demanda Duroquet. Hum, pardon Monsieur Le président je n’ai pas saisi la chose en question ?

Krak-Krond se secoua la nouille et sortit en balançant un coup de pied dans la porte qui alla s’écraser sur Duroquet et tout en s’essuyant les mains sur son pantalon avant de rejoindre son bureau de style rat coco, un style bave à roi qui datait des années 1780. Zidane n’aurait pas fait mieux, Nadine Bebek, Nadine Mouk ! À quelle heure le rendez-vous ? Demanda-t-il en s’installant content de lui à son bureau. Duroquet s’essuya le nez qui coulait, puis regarda sa montre…

– Oh, cela ne saurait tarder, mon Président.

À l’interphone Christine, l’assistante personnelle de Krak-Krond annonça :

Monsieur le Président ?

– Oui mon petit ? Répondit Krak-Krond.

– Monsieur Foutrecul d’Enculnac… Annonça l’assistante.

– Faites entrer, faites entrer…

Jean Foutrecul d’Enculnac était issu d’une vieille souche de l’aristocratie française du Lot, il occupait de tradition, toujours des postes clés et d’autant plus dans l’industrie. Il avait la particularité d’être vieux jeu et comprenait peu de choses aux avancées sociales ce qui le mettait fréquemment en situation de conflit avec ses employés et les syndicats. Il avait d’ailleurs laissé mourir en grève de la faim, deux femmes d’une de ses usines qu’il avait l’intention de vendre à un consortium chinois, « les Dragons Blancs » ; Foutrecul d’Enculnacn’avait pas montré la moindre sympathie aux familles des victimes, aucune pitié, il appliquait la devise familiale des chevaliers Foutrecul d’Enculnac « que se couche ou que trépasse », en mettant en pratique la dérégulation ouvrière, la maitrise des déficits par l’affaiblissement des syndicats, tout en accroissant le poids des inégalités sociales, ce qui l’autorisait à maitriser les déficits et les bénéfices pour permettre à ses usines de s’aligner sur la productivité des usines étrangères. Dans un discours impromptu devant les syndicats qui menaçaient de faire grève il déclara :

– Je ne peux accepter la situation du budget actuel de cette entreprise. […] Je ne peux jouer le père Noël de la Communauté alors que ma propre entreprise est priée de renoncer à des améliorations dans le domaine technique et dans la production au détriment de la productivité et cela pour le confort exclusif des ouvriers et des travailleurs ? Je dois faire un choix, licencier ou fermer boutique, mon choix est fait je l’installe en Pologne ou en Turquie !

Nommé depuis deux ans à la tête d’Air Franchouillade par Krak-Krond, il n’avait cessé de faire des coupes dans le personnel, en prétextant les baisses de recettes de la compagnie, alors que la réalité était bien différente.

– Ah mon ami, dit Krak-Krond, prenez place, je vous prie, non, pas sur ce fauteuil, il est percé, prenez l’autre en vis-à-vis.

– Mes hommages Monsieur le président, Monsieur le Premier Ministre dit Jean Foutrecul d’Enculnac aux deux personnages les plus respectueux de l’État français, et il s’installa sur le second fauteuil indiqué par Krak-Krond.

– Dites-moi Jean Foutrecul, ne perdons pas notre temps en fausses politesses, et le plus court chemin entre un point et un autre, c’est, je le crois, la ligne droite, alors, allons droit au but ; c’est quoi encore cette histoire de clair-obscur caravagesque, hein ?

  • Je ne suis pas sûr de vous suivre, Monsieur le Président ? Répondit Foutrecul d’Enculnac.

– Si vous fréquentiez plus souvent la morgue dans laquelle vous envoyez tant de vos employés, je suis certains que vous comprendriez. Je vais vous affranchir, c’est quoi encore cette histoire de licenciement ?

– Licenciement ? Répondit son capitaine d’industrie, ce n’est pas une histoire, Monsieur le Président, c’est un plan de restructuration, répondit le chevalier Foutrecul d’Enculnac.

– 5 000 personnes d’un coup, vous n’avez pas l’impression de brader nos bijoux de famille ? Et vous appelez ça de la restructuration ? Lui demanda Krak-Krond sur un ton de reproche, j’appelle ça un assassinat collectif, un meurtre social.

– Monsieur le Président, il faut savoir faire le ménage et balayer devant sa porte une fois de temps en temps, répondit Foutrecul d’Enculnac.

– Sauf que votre poussière, ce sont des hommes et des femmes, vous le réalisez ? Répondit le président.

– Non Monsieur le Président, vous vous trompez, ce sont justes des pions dont on peut disposer.

– Ces pions comme vous dites, Foutrecul d’Enculnac, ont des familles, vous ne pouvez les sacrifier comme vous le faites, ce sont mes électeurs.

  • « Que se couche ou que trépasse » Monsieur le Président !
  • Oh ça va Foutrecul, on commence à la connaitre votre devise, mais les croisades, c’est fini depuis Saint Louis le mystique au XIIIe siècle, nous vivons une époque civilisée à présent, et nous avons des devoirs envers les employés.

– Civilisée ? Dîtes-vous, Monsieur le Président ? Nous vivons dans une société cruelle où les banques font les lois du marché, et je dois m’adapter à ces lois, c’est pour cette raison que vous m’avez mis à ce poste, il vous fallait un fils de pute, je suis ce fils de pute, je n’ai pas d’état d’âme, vous n’allez pas vous plaindre à présent. Le vol long-courrier fait appel à différents canaux de distribution qu’utilisent les compagnies aériennes dans le cadre de leur activité, il a fait l’objet ces dernières années d’une grande révolution technologique, grâce notamment à l’utilisation de l’Hélium 3, très couteux, certes, mais qui se révèle être un type de carburant incontournable dans la stratégie économique, commerciale et financière des compagnies d’aviation. Plus de quinze millions de Français volent chaque mois sur une de nos navettes, et Air Franchouillade est devenue un incontournable moyen de communication et de relation client stratégique. Le phénomène de licenciement est par nature obligatoire pour fabriquer du profit, et comme vous avez pu le constater, il a véritablement explosé ces dernières années et a obligé toute la société, mais principalement les banques à réagir très rapidement…

– Je vous l’avais bien dit Monsieur le Président, ce d’Enculnac, c’est un fumier, mais c’est un bon fumier, murmura Duroquet à l’oreille de Krak-Krond.

  • Ha ! Duroquet, dit-il en chassant de la main une mouche qui l’agaçait, oui, oui, continuez Foutrecul, le pria Krak-Krond.
  • Bien Monsieur le Président, je vous disais donc que dans la stratégie de développement du multicanal, les compagnies aériennes font évoluer considérablement le rôle des centres d’embarquement afin d’optimiser et d’exploiter davantage le potentiel commercial. Nous avons développé les canaux virtuels qui sont aujourd’hui de réels canaux de distribution de produits et services, mais ils restent encore en marge d’utilisation par rapport aux canaux traditionnels comme les agences de voyages, comité d’entreprise… L’organisation et la stratégie de développement sont deux choses distinctes, c’est pourquoi nous devons développer la notion de bénéfices au détriment de la notion d’emploi…
  • 5 000 employés Foutrecul d’Enculnac, je le répète, insista le président, vous n’avez pas le sentiment de vous conduire comme un babouin ?
  • Un sagouin, Monsieur le Président, lui siffla à l’oreille Duroquet.
  • Oui c’est ça, un sagouin, reprit le président.
  • Oui, mon Président, Sagouin et Sagouine sont dans un bateau, Sagouine tombe à l’eau, reste dans le bateau un beau Sagouin que je suis, j’en conviens. C’est dommage pour ne pas dire triste pour tous ces travailleurs, Monsieur le Président mais… Pardonnez-moi, ce n’est qu’un début et à la guerre comme à la guerre…
  • « De moi vous osez vous foutez ? »[3] déclara Krak-Krond avec l’accent allemand.
  • Absolument pas Monsieur le Président, pour être compétitifs, nous devons tailler dans le vif et j’ajouterais Monsieur le Président, qu’on ne soigne pas les mouches avec de l’aspirine… Dit Foutrecul d’Enculenac.
  • Vous voulez dire, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, ou, on ne soigne pas le cancer avec de l’aspirine ? Reprit Krak-Krond roi des Français.
  • C’est exactement ce que j’ai dit Monsieur le Président… Assura Foutrecul.
  • Putain, encore un dingue, murmura le président, bordure de cul, empaffé d’aristo, morte couille, vilain traitre, « Sexe-Toy », queue de béton, coup de pied au cul, fion de sa mère, urètre enflammé, staphylo purulent, Virus, prêtre pédo, sodomite en rut, pisse-froid, avant de reprendre, mais nous sommes compétitifs mon cher Foutrecul, vous venez de le dire, Air Franchouillade est même bénéficiaire, alors ?
  • Bénéficiaire justement, alors on coupe dans la masse salariale ! Intima Foutrecul d’Enculnac, ainsi la marge sera encore plus importante.
  • Foutrecul d’Enculnac, vous m’avez l’air d’un garçon très, mais alors très intelligent, quoique têtu et plutôt limité du bulbe, mais vous ne comprenez rien à la politique sociale, vos employés licenciés vous me les coller sur les bras et c’est très mauvais pour ma cote de popularité, si j’ai été élu, c’est justement sur un programme de lutte contre le chômage et vous licenciez à tour de bras dans vos entreprises et puis à Air Franchouillade, il faut vous calmer, j’ai 45 000 suicides par an dû au chômage dans toute la France, autant de divorces, de cas de folie, enfin une conséquence dramatique du point de vue social, dit Krak-Krond.
  • Je n’ai pas le choix, Monsieur le Président, c’est la loi du marché qui décide, répondit Foutrecul d’Enculnac.
  • La loi du marché ? Mais, je m’en branle de la loi du marché, en France Foutrecul, la Loi, c’est moi, et ce n’est pas l’économie qui devrait décider pour les hommes, mais les hommes qui devraient décider de l’économie, c’est quoi cette merde de société que vous nous faites Foutrecul ? Lui dit Krak-Krond.
  • Monsieur le Président, c’est une société de riches qui écrase les pauvres, et dont vous êtes à la tête, répondit Foutrecul d’Enculnac.
  • Hum, d’ailleurs, c’est quoi cette rumeur avec les pyramides ? Demanda Krak-Krond.
  • Quelle rumeur Monsieur le Président ? Dit Foutrecul en faisant mine de ne pas comprendre la question.
  • Écoutez Foutrecul d’Enculnac, je vous aime bien, mais n’ayez pas l’outrecuidance de me prendre pour un con, ne croyez pas ce que disent les rumeurs à mon sujet, elles sont diffusées par mes propres services pour me faire passer pour un imbécile, « smoke screen », dit-il en mimant un geste de ses mains partant de son visage pour englober l’univers, vous comprenez ? Alors, ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas, je vous prie.
  • Je ne me permettrais jamais Monsieur le Président, répondit Foutrecul et d’après ma devise…
  • Putain de ta race Foutrecul, ta devise je vais te la “carrer” dans le fion si tu ne craches pas le morceau immédiatement, s’énerva brutalement Krak-Krond en tapant du poing sur la table.
  • Monsieur le Président, un Foutrecul d’Enculnac ne cède jamais au chantage, répondit le capitaine d’industrie campant sur ses positions.
  • Je vous l’avais bien dit Monsieur le Président, les Foutrecul d’Enculnac sont têtus comme des ânes, ajouta Duroquet.
  • Ah Duroquet, ta gueule, c’est pas le moment ! Foutrecul d’Enculnac, vous êtes-vous déjà battu contre un ours coriace ? Demanda le Président.
  • Non Monsieur le Président, mais mon aïeul a combattu les Curiace en cuirasse.
  • Pince-porc, rentier, propriétaire, cul de plomb, couille arrogante, assassin, pompe à merde, barbiche à foutre, doigt dans le cul, morve au nez, conspirateur, macro, affreux, oui affreux, ventouse à billets, moule à frire, pieds qui puent, ce n’est pas ce que je vous demande, vous le zélé défenseur de vos finances, déclara le président.
  • Non Monsieur le Président, jamais je n’ai combattu un ours coriace, je vous le confirme.
  • C’est une métaphore bouche – cul, trou de fion, sperme mort, capote à fourrer, avorton, enculeur de profession, trous de nez, morveux à couille, bite d’âne, bourses molles, outre à vin, chatte tondue, vulve qui sent la morue, prépuce vérolé ! Krak-Krond perdait son calme et Foutrecul d’Enculnac était parvenu à l’irriter prodigieusement. Levez-vous, ordonna-t-il ; Foutrecul se leva sur l’instant au garde à vous, Krak-Krond se leva à son tour pour le rejoindre et il lui écrasa le pied avant de lui flanquer une gifle comme Duroquet n’en eut jamais vu la couleur, au point de le faire frémir, ça Foutrecul, c’est pour vous rappeler qui commande ici, moi Krak-Krond 1er je flanque toujours des baffes à ceux qui contestent mon autorité, et si cela perdure, on aiguisera la lame de l’échafaud aux lumières naissantes de l’aube, comprenez-vous Foutrecul d’Enculnac ?
  • Vous ne pouvez pas, je suis plus riche que vous… Eut-il l’insolence de répondre.
  • Je vous l’avais dit mon Président, têtu comme un âne et con comme une bite… Murmura Duroquet à l’oreille de Krak-Krond.
  • Duroquet, vous, ta gueule ! Pour le moment Foutrecul, oui vous êtes le plus riche, mais plus pour longtemps, et c’est moi qui vous sers la soupe à l’arsenic, alors dites-moi, qui concentre tous les pouvoirs en France actuellement, là, maintenant ? Postillonna Krak-Krond sur le poitrail d’Enculnac, car, il était plus petit que son grand patron.
  • C’est vous Monsieur le Président, répondit Foutrecul.
  • Alors, si c’est moi, bouche à merde, tu craches le morceau immédiatement ou ta tête reposera bientôt dans un beau panier d’osier, riche ou pauvre, je suis le roi, et c’est moi qui décide, alors, c’est un ordre ! Hurla le nabot.
  • Hummm !

Foutrecul ne perdit pas de temps à trop réfléchir sur la question du commandement, malgré son orgueil et sa hardiesse, un chevalier est au service de Dieu et de son seigneur, et Krak-Krond était roi de France, il était donc son vassal à contrecœur et devait se soumettre en bon Foutrecul d’Enculnac à son seigneur et maître.

– Bien Monsieur le président, je vous informe que nous avons été approchés, mais rien n’est encore officiel, par un prince émir des Pyramides de Gypse qui se dit intéressé par Air Franchouillade, mais pour que nous puissions lui vendre la compagnie à un tarif intéressant pour nous, nous devons sacrifier et licencier, nous n’avons pas le choix. 5 000 employés, ce n’est que le début, je pense que 20 000 de plus seraient un chiffre plus approprié, nous économiserons tellement sur la masse salariale plus de 480 fois les salaires par an, et notre chiffre d’affaires va exploser, ensuite, nous pourrons vendre la compagnie plusieurs milliards d’euros, mais mon Président, nous devrons faire vite, car, nous ne pourrons pas nous passer très longtemps de tous ces employés licenciés, c’est juste une technique de vases communiquant.

  • Plusieurs Milliards, dites-vous ? Mais vous nous préparez une belle escroquerie, lui dit le président.
  • Oui, Monsieur le Président, mais, c’est ainsi que nous devons faire si nous voulons nous enrichir, répondit Foutrecul d’Enculnac.
  • Vous n’oubliez pas Foutrecul d’Enculnac que je… Enfin, que l’état est actionnaire d’Air Franchouillade, ajouta Krak-Krond les bras croisés, accolés à son bureau.
  • Je n’oublie rien, Monsieur le Président, je prépare le terrain, lui dit Foutrecul d’Enculnac.
  • Dites-moi, qui est au courant de cette affaire ? Demanda le président.
  • Vous, Monsieur le Président, Monsieur Duroquet et moi, ainsi que le prince émir et son gouvernement, répondit Foutrecul.

La suite dans Krak-Krond, disponible sur Amazon et Cogiito.com


[1] Alfred Jarry, « UBU ROI  ou  les Polonais » 1er chapitre

[2] Lettre de F. Nietzsche à Carl von Gersdorff.

[3] La Grande Vadrouille

1 COMMENTAIRE

  1. Sous le régime de la ripoublique maçonnique, il est périlleux de s’opposer à la ploutocratie oligarchique despotique qui est prête à perpétuer ses privilèges indus quoi qu’il en coûte, principalement pour les gueux. Ce régime qui érige la fausseté, le mensonge, l’illégitimité comme dogmes de gouvernance est tétanisé d’effroi devant toute vérité révélée tel le diable furieusement affolé par la lumière qui l’éclabousse. Les nouveaux nobles de la cour de Krak-krond 1er se gavent dans de monumentales orgies où tous les crimes sont permis, partouzent avec tout ce qui bouge, avec le plus jeune âge de préférence, sans aucune retenue ni crainte de quoi que ce soit. Combien de temps encore cette infamie abominable envers le peuple qui dure depuis des siècles va-t-elle perdurer ainsi ? Sommes-nous condamnés à errer dans ce cauchemar atroce jusqu’à la fin des temps et au-delà encore si affinités ? Non bien sûr, ça ne se peut pas, il y a forcément un paradis quelque part dans une dimension supérieure, le tout est de suivre sans écart le chemin qui y mène !

Laisser un commentaire