La Cour entend les arguments de CHD contre Facebook, Zuckerberg et les “Fact Checkers/vérificateurs de faits”.

1
1634

Les avocats de Children’s Health Defense attendent la décision de la juge Susan Illston après avoir défendu l’action en justice de CHD, qui allègue la censure parrainée par le gouvernement, le faux dénigrement et la fraude électronique.

La juge Susan Illston du district nord de la Californie a entendu ce mercredi les arguments pour et contre la requête en irrecevabilité des défendeurs dans l’affaireChildren’s Health Defense (CHD) qui affirme que Facebook, Mark Zuckerberg et trois opérations de vérification des faits/ fact checking censurent des publications véridiques sur la santé publique et se livrent à des activités de racket contre CHD.

Selon la plainte de CHD, Facebook a des conflits insidieux avec l’industrie pharmaceutique et ses agences de santé captives, et a des intérêts économiques dans les vaccins, les télécoms et la 5G.

Facebook censure actuellement la page de CHD, ciblant les informations factuelles sur les vaccins, la 5G et les agences de santé publique. Instagram, propriété de Facebook, a déplatformé le président de CHD, Robert F. Kennedy, Jr., le 10 février, sans préavis ni explication.

Il s’agit d’un important procès lié au Premier Amendement qui teste les limites de l’autorité du gouvernement à censurer ouvertement les critiques non désirées de son narratif, selon les arguments des avocats Roger Teich et Jed Rubenfeld présentés devant la Cour. Robert F. Kennedy, Jr. et Mary Holland, présidente de CHD, font également partie des avocats associés à l’affaire.

CHD est un groupe de surveillance à but non lucratif qui traque la corruption dans les agences fédérales, notamment les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission fédérale des communications (FCC), et qui expose les méfaits des industries pharmaceutique et des télécommunications.

CHD a souvent critiqué le WiFi et la sécurité des réseaux 5G ainsi que la sécurité de certaines politiques de vaccination qui placent les profits avant la santé publique. CHD a violemment critiqué la corruption au sein de l’OMS, des CDC et de la FCC.

Facebook a déclaré publiquement qu’il soutenait les efforts de la Maison Blanche, des CDC et de l’OMS pour censurer les discours indésirables sur les vaccins. Alors que des décisions judiciaires antérieures ont confirmé le droit de Facebook de censurer les pages des utilisateurs, CHD affirme que la collaboration ouverte du géant des médias sociaux avec le gouvernement en fait un mandataire de la censure gouvernementale, violant ainsi le Premier Amendement.

Le rôle du gouvernement dans la censure de Facebook va au delà de sa coordination étroite avec les CDC et l’OMS- cela a commencé par la suggestion du puissant député démocrate et président de la commission du renseignement, Adam Schiff, qui, en mars 2019, avait demandé à Facebook de supprimer et de purger les contenus Internet critiquant les politiques gouvernementales en matière de vaccins.

Facebook, Schiff et de nombreux autres responsables gouvernementaux utilisent le terme de “désinformation” comme un euphémisme pour désigner toute déclaration, véridique ou non, qui contredit les déclarations officielles du gouvernement.CHD and The Defender Now in 5 Languages – Watch Now

L’OMS a publié un communiqué de presse félicitant Facebook pour avoir coordonné sa campagne de censure, toujours en cours, avec les responsables de la santé publique. Le même jour, Facebook a publié une “étiquette d’avertissement” sur la page de CHD, laissant entendre que le contenu de CHD est inexact et invitant les abonnés de CHD à se tourner vers le CDC pour obtenir “des informations fiables et actualisées”.

L’action en justice de CHDconteste également l’utilisation par Facebook de soi-disant “vérificateurs de faits/ fact checkers indépendants”, qui, en réalité, ne sont ni indépendants ni basés sur des faits, afin de créer un contenu contradictoire sur la page de CHD, superposé au contenu original de CHD, sur des sujets de controverse scientifique intense.

Afin de réduire au silence la dissidence de CHD contre les politiques gouvernementales et l’industrie pharmaceutique, Facebook a désactivé le bouton de don de CHD et utilise une variété de technologies trompeuses, notamment le shadow banning pour minimiser la portée et la visibilité de CHD.

En bref, l’action en justice affirme que Facebook et le gouvernement sont de connivence pour réduire au silence CHD et ses abonnés. Ces tactiques violent le Premier Amendement, qui garantit au public américain la libre circulation de l’information sur le marché des idées.

Le Premier Amendement interdit au gouvernement de censurer les discours privés, en particulier ceux qui critiquent les politiques ou les représentants du gouvernement. Comme l’a dit le célèbre juge Holmes, “le meilleur test de la vérité est le pouvoir de la pensée à se faire accepter dans la compétition du marché”.

La crise actuelle du COVID rend plus critique que jamais la nécessité d’un débat public ouvert et féroce sur les questions de santé dans notre démocratie.

Mark Zuckerberg affirme publiquement que les plateformes de médias sociaux ne devraient pas être “les arbitres de la vérité”.

Pourtant, ses actes visant à supprimer toute critique des responsables et des politiques du gouvernement démentent ces déclarations.

Le tribunal décidera si le nouveau modèle commercial de Facebook, dirigé par le gouvernement, qui consiste en des ” étiquettes d’avertissement ” fausses et trompeuses, des ” vérifications des faits ” malhonnêtes et la désactivation du bouton de don d’un organisme à but non lucratif, tient la route devant les Premier et Cinquième Amendements, la Loi Lanham et le code fédéral sur le racket. Ces lois protègent CHD contre la fraude électronique en ligne et les déclarations sciemment fausses qui dénigrent l’organisation, tandis que la Constitution protège CHD contre la censure gouvernementale – même par l’intermédiaire de tiers – et contre la saisie sans compensation de ses droits de propriété.

“Les médias grand public et les géants des médias sociaux imposent une censure totalitaire pour empêcher les défenseurs de la santé publique, comme moi-même, d’exprimer leurs préoccupations et de participer à un débat civil et éclairé sur la place publique”, a déclaré M. Kennedy.

Kennedy ajoutait :

“Ils punissent, humilient, vilipendent et abolissent les personnes qui signalent leurs propres blessures dues aux vaccins. N’importe qui peut voir qu’il s’agit d’un chemin menant droit à la catastrophe et d’un coup d’État contre le Premier Amendement, pierre angulaire de la démocratie américaine.”

CHD attend la décision du juge Illston sur la motion de rejet des défendeurs.

1 COMMENTAIRE

Laisser un commentaire