Le président de la Tanzanie fait tester une papaye : elle est déclarée positive à la COVID-19

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Le laboratoire national de santé de la Tanzanie est au cœur d’une controverse des plus incongrues, après avoir déclaré positif, en autres, un échantillon de… papaye. 

Le président de ce pays d’Afrique de l’Est, John Magufuli, est à l’origine de ce scandale, puisqu’il a prétendu avoir envoyé sous couvert de l’anonymat ces échantillons lui-même, puisqu’il doutait du processus de dépistage du laboratoire. 

Après avoir obtenu les résultats positifs des échantillons non humains, il a suspendu en début de semaine le responsable des tests du laboratoire, au lendemain de sa déclaration sur son stratagème. 

Magufuli, qui a minimisé à maintes reprises la menace du virus, a affirmé dimanche avoir mis des noms et des âges humains sur plusieurs échantillons prélevés sur des sujets non humains. Il dit que le laboratoire a déclaré positives une papaye, une caille et une chèvre — trois choses qui n’ont jamais été liées au virus dans le passé. 

Le président a annoncé que la police enquêterait sur les kits de test, dont l’origine est inconnue. 

Le président a affirmé qu’il y avait un «jeu malsain» au sein du laboratoire et a annoncé que la police enquêterait sur les kits de test, dont l’origine est inconnue. 

«L’équipement ou les personnes peuvent être compromis et parfois cela peut être du sabotage», a-t-il déclaré dans un discours à la nation, en montrant du doigt de possibles ingérences étrangères. 

Les faux tests suggèrent que le nombre d’infections en Tanzanie pourrait ne pas être exact, a déclaré Magufuli. Le pays n’a plus communiqué de résultats depuis son discours, qui reste à 480 cas pour 17 décès. 

La Tanzanie est connue pour son opacité sur ses données épidémiologiques. L’automne dernier, par exemple, elle a refusé de partager les échantillons prélevés pour les tests d’Ebola avec la communauté internationale au milieu d’une éclosion sur le continent africain. 

Les responsables tanzaniens ont affirmé qu’il y avait un complot pour montrer le pays sous un «mauvais jour» pour expliquer leur refus.

Source : TVA Nouvelles

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