« Nous sommes en affaires pour le bénéfice des actionnaires, pas pour aider les malades », déclare un PDG de Big Pharma

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J. Preason

Political D !G, le 17 octobre 2016 par : Ron Delancer

Traduction pour cogiito.com : PAJ

https://politicaldig.com/big-pharma-ceo-says-profits-over-people/?fbclid=IwAR3JhXhmi965zCv-4GGN8VWWABF7zuv-95s8Yklrw0Wngtn4EswqMtoPiqs

En juillet 2016, le PDG de Turing Pharmaceuticals, Martin Shkreli, était parvenu à un paroxysme face à la montée en flèche du prix des médicaments sur ordonnance après avoir relevé le prix d’un médicament récemment acheté 13,50 $ pour monter jusqu’à 750 $. 

Mais Shkreli, a remporté le titre d ‘«homme le plus détesté d’Amérique»

Il n’est pas le seul à acheter les brevets des médicaments actuellement sur le marché pour en augmenter le tarif et, à son tour, faire rapidement grimper son cours en bourse.

J. Michael Pearson, PDG de Valeant Pharmaceuticals, s’est enragé sur Internet après avoir déclaré lors d’une récente interview [1]avec MSNBC que :

« La responsabilité de la société est vis-à-vis de mes actionnaires, et non des clients qui dépendent de nos médicaments pour vivre… Ma responsabilité première est envers les actionnaires de Valeant. Nous pouvons faire tout ce que nous voulons faire. Nous allons continuer à faire des acquisitions, nous allons continuer à aller de l’avant » a déclaré Pearson.

Il a ajouté :

  • « Si les produits sont mal évalués et qu’il y a une opportunité, nous agirons de manière appropriée pour faire ce que je suppose que nos actionnaires aimeraient que nous fassions. »
J. Michael Pearson | Imgur

Déjà cette année, selon plusieurs médias [2], Valeant a augmenté le prix moyen de 56% des médicaments de son portefeuille, en hausse de 66%, comme en témoigne leur récente acquisition, Zegerid, qu’ils ont rapidement augmentée de 550%. Cela a non seulement pour effet secondaire malheureux de mettre le prix des médicaments de sauvetage hors de portée pour les personnes même modérément assurées, mais il commence maintenant à remettre en question la durabilité de ce modèle économique en expansion rapide.

Valeant a acheté plus de 100 médicaments et vu son cours augmenter de plus de 1 000% depuis que Pearson a été nommé PDG en 2008. Pearson a commencé à travailler avec Valeant Pharmaceuticals en tant que consultant externe en 2007, avant d’en devenir le PDG[3] l’année suivante.

Hillary Clinton et Bernie Sanders ont tous deux fortement critiqué la grande industrie pharmaceutique face à cette pratique.

Le Comité de surveillance et de la réforme du gouvernement de la Chambre des communes envisage de publier une assignation à comparaître afin de s’informer des récentes hausses de prix de Pearson et de Shkreli.


[1] https://www.cnbc.com/2014/05/28/cnbc-exclusive-cnbc-transcript-valeant-ceo-j-michael-pearson-speaks-one-on-one-with-meg-tirrell-today-on-cnbc.html

[2] http://usuncut.com/class-war/valeant-ceo-shareholder-profit/

[3] https://www.forbes.com/profile/j-michael-pearson/#46c05eb77261

7 Commentaires

  1. saloperie! et apres on nous taxe de complotistes? je me marre!…reveillez vous les gens, et observez qu a present sur toute posologie de medocs, 90% de cette posologie expose uniquement les effets secondaires (exemple avec le clamoxyl en comprimé dosé a 1mg!),par contre concernant le role du dit medoc pour traiter la patologie visé, juste 3 ou 4 lignes dans la posologie! et c est pareil pour tous les medocs depuis 15 ans!

    non ces gens la ne nous veulent pas du bien!

  2. Beau pourri, Et dire qu’il se donne le droit de dire de telles saloperies.
    On se doit de faire de l’argent avec du travail, pas avec de l’argent
    Avis aux assureurs, banquiers et dirigeants du CAC 40 entre autres…..

  3. Ce qui suit provient d’une lettre d’information santé naturelle et il est permis de partager

    Header Association
    Industrie pharmaceutique : le rapport qui a « vendu la mèche »

    Chers amis du Naturel,

    L’objectif de l’industrie pharmaceutique n’est PAS de guérir les patients – c’est uniquement de faire du PROFIT.

    Ceci n’est pas de la « théorie du complot ».

    C’est écrit en toutes lettres, dans un rapport terrifiant paru le 10 avril 2018.

    Attention : l’auteur du rapport n’est pas « anti-capitaliste », « ultra-écologique » et encore moins un partisan des « médecines naturelles ».

    Au contraire, c’est un analyste financier de Goldman Sachs, la banque d’investissement la plus célèbre au monde.

    Et ce qu’il explique à ses riches clients est tout simplement terrifiant :
    Ils avouent : guérir les patients n’est PAS rentable !
    La note commence en posant une terrible question :

    « Guérir les patients est-il un business model soutenable ? »

    Et savez-vous ce que répondent les banquiers de Goldman Sachs ?

    NON ! Guérir les patients n’est pas rentable !

    Je n’invente rien – le rapport a été cité en détail par des grands médias américains, comme CNBC [1].

    Je cite le rapport :

    « Les remèdes qui guérissent immédiatement offrent un profil de rentrées financières récurrentes très différent des thérapies chroniques. (…) Ces remèdes représenteraient un intérêt formidable pour les patients et la société, mais pourraient être un obstacle pour ceux qui cherchent un « cash flow » financier durable ».

    Et au cas où ce ne serait pas assez clair, Goldman Sachs prend l’exemple d’un médicament récent contre l’hépatite C, qui guérit la maladie à 90 % :

    « Ce médicament est un cas d’école, car il a progressivement réduit le nombre de patients susceptibles de le prendre ».

    Si les patients guérissent, ils ne transmettent plus le virus à d’autres personnes… cela veut dire qu’il y aura de moins en moins de malades… et donc de moins en moins de profits pour l’entreprise qui vend ce médicament !
    Le vilain petit secret de l’industrie pharmaceutique
    Si ce raisonnement vous choque, il est temps de vous réveiller.

    Car c’est bien comme ça que notre « système de santé » fonctionne.

    Les multinationales de l’industrie pharmaceutique ne sont pas dirigées par des « philanthropes » ou des « bienfaiteurs ».

    Ces entreprises sont cotées en bourse et sont possédées par des actionnaires – les riches clients de Goldman Sachs, par exemple.

    Or les actionnaires ne demandent qu’une seule chose : la rentabilité financière.

    Ils veulent que l’entreprise dont ils possèdent des actions fasse le plus grand profit possible.

    Ils se moquent bien de savoir si l’entreprise va « sauver le monde » – ils veulent que leurs actions leur rapporte de l’argent.

    Voilà pourquoi Big Pharma fait plus de recherche contre la calvitie que contre le paludisme.

    Ce n’est pas moi qui le dit, mais le milliardaire Bill Gates [2] :

    « Le capitalisme implique qu’il y aura beaucoup plus de recherche scientifique contre la calvitie que contre des maladies comme le paludisme, qui touche surtout des personnes pauvres. Un remède contre le paludisme est le plus grand besoin d’un point de vue humaniste. Mais la recherche sur ce sujet ne reçoit presque aucun financement. »

    De même, Big Pharma investit beaucoup plus contre l’impuissance sexuelle que contre la sclérose en plaques.

    Et financièrement, c’est « justifiée » : la fameuse pilule bleue de Pfizer pour favoriser l’érection a été l’un des médicaments les plus rentables de ces 15 dernières années !

    Mais il y a bien pire.

    Si vous allez au bout du raisonnement, vous en arrivez à une conclusion encore plus affreuse.
    Maintenir les gens malades est plus rentable que de les guérir
    D’un strict point de vue financier, l’idéal pour Big Pharma, ce sont des traitements qui :

    Sont brevetables (ce qui exclut les remèdes naturels) ;

    Doivent être pris tous les jours, idéalement toute la vie ;

    Et bien sûr, ne guérissent pas la maladie !

    Comme par hasard, c’est le cas des médicaments chimiques :

    Qui réduisent la tension artérielle ;

    Qui régulent le diabète ;

    Qui abaissent le cholestérol ;

    Qui soulagent les douleurs articulaires ;

    Etc., etc.

    Vous voyez le problème ?

    Pour chacune de ces maladies, il existe des protocoles 100 % naturels qui guérissent en profondeur.

    Par exemple, contre le diabète que l’on dit « incurable », un régime alimentaire spécifique permet de se débarrasser de la maladie.

    Ce sont des chercheurs de l’Université de Newcastle qui en ont apporté la preuve, publiée dans une des revues médicales les plus prestigieuses au monde [3].

    Les patients qui suivent ce régime n’ont plus le diabète… et n’ont plus besoin de médicament !

    Et c’est bien sûr une catastrophe financière pour Big Pharma et ses actionnaires !
    Vive la recherche médicale non privée !
    La morale de cette histoire, c’est que nous avons besoin de recherche scientifique désintéressée !

    Nous ne pouvons pas compter uniquement sur Big Pharma pour notre santé !

    Il faut impérativement que la recherche médicale soit aussi financée par des organismes publics et des fondations d’utilité publique.

    Heureusement, cela commence à être le cas, à travers le monde.

    En deux clics, depuis n’importe quel ordinateur, vous et moi avons désormais accès :

    Aux récentes études d’universitaires chinois prouvant l’intérêt d’une plante locale, l’uperzine A, contre Alzheimer ;

    A l’accumulation d’études financées par l’Etat indien prouvant les bienfaits du hatha yoga (le trésor national), notamment en accompagnement du cancer ;

    Ou encore aux études brésiliennes sur les bienfaits de la propolis verte – un antibiotique naturel étonnant !

    Donc ne nous décourageons pas !

    Big Pharma est encore très puissant… mais la science désintéressée, la vraie, est en train de gagner du terrain !

    Votre dévoué,

    Guillaume Chopin
    Association Santé Naturelle

    [1] https://www.cnbc.com/2018/04/11/goldman-asks-is-curing-patients-a-sustainable-business-model.html
    [2] https://blogs.sciencemag.org/pipeline/archives/2013/03/14/does_baldness_get_more_funding_than_malaria
    [3] https://www.lanutrition.fr/medecins-et-patients-ignorent-trop-souvent-quon-peut-guerir-du-diabete?IDCONTACT_MID=a64b45545c35200d7472764e0

    Bon courage à tous.

  4. La femme médecin traitant dans notre village est morte de faim et il y a maintenant une autre femme médecin qui a repris la relève, je serai contraint de lui demander de me faire le papier de décès quand je serai mort, je la paierai d’avance.

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