Propagande vaccinale dans les écoles Françaises, la nouvelle gestion du contrôle

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Personnes virtuelles et sans état d’âme pour décider les enfants de se faire vacciner

Aristote Lesage Philosophe

Je suis un philosophe et je réfléchis aux problèmes moraux posés par la santé et la médecine. Tous les philosophes ne seraient pas d’accord avec moi, mais je pense qu’il faut mettre en avant l’intérêt collectif en ce qui concerne la vaccination. Si suffisamment de personnes sont vaccinées, alors TOUT LE MONDE profite de l’immunité de groupe. Je pense donc que c’est normal que chacun joue le jeu (à moins de raisons médicales contre-indiquant la vaccination).

Fait établi: Certains vaccins peuvent provoquer des effets indésirables, comme une réaction modérée et transitoire (fièvre, courbatures…) ou qui peuvent rarement être plus grave. Les vaccins sont autorisés seulement si les bénéfices qu’ils peuvent apporter sont supérieurs aux risques associés, mais ces derniers peuvent être un frein pour se faire vacciner ou faire vacciner ses enfants.

Problème : Les personnes qui ont choisi de ne pas vacciner leurs enfants savent que si tous les autres sont vaccinés, les leurs sont probablement à l’abri.

Question : Pourquoi certaines personnes bénéficieraient-elles des avantages apportés par les comportements des autres alors qu’elles prétendent les désapprouver ?

Stéphanie Lejeune
Jeune Fille non vaccinée contre l’HPV

Mes parents n’ont pas voulu que je sois vaccinée contre l’HPV. Ils ont entendu tellement de rumeurs contre les vaccins. Aujourd’hui j’ai 18 ans et c’est à moi de décider, et les informations que j’ai pu trouver me confortent dans le choix de me faire vacciner.

Fait établi : Seulement 30 % des jeunes filles ont reçu le vaccin HPV aujourd’hui en France, contre 80 % au Danemark, alors que le vaccin est très efficace pour éviter le développement de lésions cancéreuses. Il est recommandé depuis 2018, pour les garçons également.

Problème : Le taux de vaccination en France est très faible, alors que les lésions précancéreuses sont fréquentes. D’autres maladies qui sont elles aussi fréquentes bénéficient d’un vaccin sur la base du volontariat.

Question: Pourquoi ne pourrait-on pas recevoir plus d’informations dans les lycées pour aider les jeunes à décider ?

Martine Erable Médecin généraliste

Bien que certains de mes patients aient peur des vaccins, moi, je suis pour ! Dans les années 1950, de nombreuses épidémies et maladies auraient pu être évitées si un vaccin avait existé. Il faut se souvenir de cela lorsqu’on voit tous les débats et toutes les controverses au sujet de la vaccination auxquels mes patients sont confrontés sur les réseaux sociaux ou à télévision. Mais je suis convaincue de l’utilité des vaccins, et quand je vaccine mes patients, j’ai le sentiment de leur donner une arme puissante contre une infection. Le vaccin contre la COVID-19, bien que très récent, semble avoir une très bonne efficacité, avec pas ou peu d’effets secondaires. À mon avis, on devrait faire tout ce qui est possible pour que davantage d’enfants soient vaccinés. Je suis bien contente que les vaccins soient désormais devenus obligatoires avant l’entrée en maternelle, et que de nouveaux vaccins utiles soient proposés à la population.

Fait établi : Les taux de couverture vaccinale sont insuffisants en France pour la rougeole, l’hépatite B, le papillomavirus humain (HPV). Depuis 2018, 11 vaccins, dont l’hépatite B et la rougeole, sont devenus obligatoires pour entrer en maternelle.

Problème : On a vu réapparaître ces dernières années des épidémies de rougeole, de coqueluche que l’on peut prévenir par la vaccination.

Question : Si la médecine moderne PEUT protéger les enfants contre des infections redoutables, ne devons-nous pas faire tout notre possible pour justifier leur utilité auprès des parents, y compris au-delà de la maternelle et chez ceux nés avant 2018 ?

Justin Stat Statisticien

Mon sujet d’étude, c’est la santé des populations. Pour connaître les différents facteurs qui la protègent ou qui lui nuisent, il faut étudier un grand nombre de personnes. Il y a toujours dans une population une majorité qui correspond à un critère donné, et des personnes qui font exception.

Fait établi : Les statistiques sur les effets de la vaccination ont été réalisées sur de longues années et sur de grandes populations. Ces études montrent clairement une décroissance de la fréquence des infections et de leur mortalité avec la vaccination, ainsi que l’innocuité des vaccins. C’est dans cette même logique que nous pouvons espérer que l’épidémie de COVID-19 sera effectivement ralentie par la campagne de vaccination.

Problème : Les statistiques sont une base solide dont nous disposons pour démontrer les bienfaits des vaccins. Or, la notion de probabilité liée aux statistiques implique une marge d’incertitude, toujours très faible, mais qui justifie pour certains de s’en méfier.

Question : Quelle part de sa confiance donner aux bénéfices lorsque le risque zéro n’existe pas ?

Cartes de débat :

Personnes virtuelles et sans état d’âme pour décider les enfants de se faire vacciner

Antoinette Chlorophylle Enseignante de SVT

Beaucoup d’élèves ont des interrogations et des craintes concernant la vaccination contre la COVID-19 et ne savent pas comment se renseigner. Ils me posent souvent des questions en classe. Leur apprendre à trouver des renseignements neutres et fiables est difficile, car les médias sont remplis d’informations contradictoires au sujet de la COVID-19. Ils ont du mal à faire le tri et à avoir l’esprit critique.

Fait établi : Les médias sont très présents dans la crise de la COVID-19, et il existe beaucoup de sources d’informations différentes, notamment dans notre ère du numérique. Mes élèves sont des digital natives, ils ont accès aux informations, vraies comme fausses, extrêmement facilement.

Problème: Les élèves ont besoin d’arguments solides concernant le rapport bénéfice-risque au sujet du vaccin anti- COVID-19.

Question : Garder un esprit éclairé est souvent difficile. Comment apprendre aux élèves à faire la distinction entre informations vraies et fausses et où trouver des informations fiables ?

Yves Anty Militant anti-vaccins

Je ne suis pas convaincu de l’utilité ni de l’innocuité des vaccins. Je pense qu’il vaut mieux attraper la COVID qu’être vacciné. Notre système immunitaire est tout à fait capable de nous guérir des infections. Et si jamais les effets secondaires des vaccins étaient pires que le virus en lui-même ? Selon cette vidéo que j’ai vue sur YouTube, le vaccin anti COVID causerait des AVC. J’ai moi-même eu la COVID, et je me porte très bien. Alors, pourquoi faire vacciner mes enfants ?

Fait établi: Des pathologies survenant au décours d’une vaccination sont parfois attribuées au vaccin par les patients lorsqu’on ne trouve pas de cause, même si aucun lien de causalité n’a pu être démontré par les études scientifiques. Parfois, les réseaux sociaux deviennent le relais de ces liens fictifs, secondés par les communautés complotistes, suscitant donc des polémiques durables. Des effets indésirables le plus souvent bénins et temporaires peuvent survenir après une vaccination.

Problème: La vaccination s’adresse à des personnes non porteuses de la maladie en prévention de celle-ci. Le bénéfice de la vaccination doit dépasser de très loin les risques potentiels liés au vaccin. Et dans le cas du vaccin anti COVID, celui-ci permettrait de ralentir l’épidémie qui a fait plus de 3 millions de morts dans le monde, dont plus de 100 000 en France.

Questions : Doit-on accepter un minimum de risque dans le but de bénéficier d’un maximum de protection ? Faut-il risquer les complications de l’infection une fois malade plutôt que les effets indésirables très rares de la vaccination quand on va bien ? Quelle est sa responsabilité par rapport à autrui dans le cas d’une maladie infectieuse ?

Jérôme Mondial Globe-trotteur

Moi, je veux voyager dans le monde entier ! Mais pour certaines destinations des vaccins sont obligatoires. De plus, avec la mise en place du pass sanitaire pour voyager vers certaines destinations, une double dose du vaccin anti COVID permet de ne pas passer par une quarantaine ou un dépistage obligatoires… Je trouve que c’est excessif. Après tout, mes vaccinations c’est mon problème, je ne vois pas pourquoi on exige ces vaccins. Je suis toujours en très bonne santé, je n’ai jamais rien attrapé en voyageant, je n’ai même jamais eu la COVID, ça veut dire que je ne risque rien.

Fait établi : Hors pandémie, dans certains pays, il existe des risques d’infections graves qui ne sont pas normalement présentes en France. Durant l’épidémie de COVID-19, il faut présenter un test PCR négatif ou avoir reçu deux doses de vaccin afin de limiter la propagation du virus.

Problème : En visitant des pays aux maladies endémiques, on risque d’attraper ces infections graves et inhabituelles et de les introduire au retour dans son pays d’origine. Par ailleurs, sans présentation d’un pass sanitaire qui sous-entend une couverture vaccinale ou un test PCR négatif, on risque de propager l’épidémie dans un autre pays et de participer à l’augmentation des cas.

Question : La vaccination ne concerne-t-elle que la personne vaccinée ? Comment articuler responsabilité individuelle et responsabilité collective dans le cadre de la vaccination ?

Fabienne Moyenage Historienne

J’écris un livre sur l’histoire de la vaccination. Celle-ci a fait disparaître des maladies mortelles qui décimaient des populations en Europe et qui sévissent encore dans certains pays : variole, diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, méningites, rougeole. La rubéole chez les femmes enceintes entraînait des malformations du bébé. La rage tue actuellement plus de 50 000 personnes par an dans le monde, parce qu’elles ignorent ou n’ont pas accès au vaccin. La pandémie mondiale que nous connaissons actuellement est sans précédent, et a fait à ce jour plus de 3 millions de morts.

Fait établi : Malgré ces succès et toutes ces vies sauvées, on assiste à un refus de la vaccination par certaines personnes qui préfèrent une approche « naturelle » de la maladie. Dans l’histoire, on note régulièrement des mouvements anti- vaccinations après des tentatives d’obligation vaccinale.

Problème : Les parents sont désormais obligés de faire vacciner leurs enfants avant l’entrée en maternelle. Cette obligation peut provoquer des réactions hostiles chez certains d’entre eux. La vaccination contre la COVID-19 n’est pas obligatoire, et il est normal de se poser des questions sur les bénéfices qu’elle représente par rapport aux risques.

Questions : Cette obligation vaccinale est-elle une sage décision ? La liberté individuelle est-elle plus importante que l’intérêt collectif ? Les décisions concernant la santé des enfants doivent-elles relever entièrement du jugement des parents ?

5 Commentaires

  1. Bonjour Philippe et Louloute,
    Pouvez-vous m expliquer cette histoire de « vaccin placebo » ? svp.

    On lit cela de plus en plus ds les commentaires des autres alerteurs ou divers.

    *****

    Par ailleurs, vos liens qui comportent les mots cogiito sont repérables par YB et sont systématiquement effacés au bout d’une ou deux minutes qd. je les colle en réponses aux questions que les gens se posent dans les commentaires des vidéos diverses et variées que je regarde, pas nécessairement provenant d’un alerteur.
    Je pense que c est « cogiito » qui est repérable par l’algorithme de YB.

    C est très énervant de voir encore tant de gens réagir comme des gosses bêta ds les commentaires de vidéos plutôt pro’ gouvernement ou pro’ mainstream ou d’alerteurs à l l’étranger francophone.
    Alors je ne peux m empêcher de vouloir les instruire en collant vos liens mais très très souvent, ils sont effacés. Du coup. je les colle ds les réponses, ça tient mieux, mais moins visibles au 1er coup d œil par tous.

    Salutations distinguées.

  2. Je pense que nombre d’enseignants vont se plier aux directives gouvernementales sans trop d’état d’âme. La seule chose qui les emeut, c’est quand ça touche leur petite personne. Ils ne se sont pas mobilisés jusque là pour nos enfants, ils ne se mobilise que pour demander des augmentation de salaire, ou amélioration de leurs conditions de travail, du moins pour le plus grand nombre…

  3. Je suis arrivée à un tel état de saturation en entendant ce mot « vaccin » depuis un an que je ne sais plus l’entendre. Ma fille et ma soeur, qui ont respectivement une fille de 41 ans et l’autre un fils de 40 ans, ont refusé (déjà à l’époque) toute vaccination. Ont dû signer un papelard et c’était bon. Et ma petite-fille et mon neveu n’ont JAMAIS eu la moindre maladie d’enfance et sont de plus en excellente santé d’après ce que je sais car plus vus depuis l’un depuis 30 ans, ma petite-fille depuis environ 10 ans). Mais ce que je sais, c’est qu’aucun vaccin pour leur plus grand bien. Je ne peux plus entendre ni lire ce mot, je suis contre archi-contre lesdits « vaccins  » une fois pour toutes. Je n’ai fait ni test ni injection (j’ai 84 ans seule contre tous dans une résidence de 150 personnes), toutes sont contaminantes et c’est moi qui, maintenant, les évite. Dur dur car solitude complète et de plus, on me prend toujours (depuis 15 mois) pour une révolutionnaire et une folle. Quel honneur ! Toujours été une révolutionnaire, ok, folle, ça, à voir. Je plaisante. Mais le fait est que je suis saturée. Je vous écoute quand même mon cher Philippe, et je vous admire. Faut du coffre pour rigoler comme vous le faites avec dame Louloute en débitant des horreurs. Vraiment, chapeau bas ! Moi je commence à ployer sous la tristesse de ce qui nous arrive de par des inhumains, je ne comprends pas, c’est un cauchemar. A quand le réveil ?

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