Sous l’emprise de la peur, par Aline, Infirmière courage

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Sous l’emprise de la peur

Par Aline, infimière

Bonjour à toutes et tous,

Pour commencer, je tenais à vous remercier pour tous vos commentaires bienveillants à la suite de mon 1er article publié sur cogiito.com, je les ai lus avec beaucoup d’attention et vous m’avez touché par vos retours. Je prends le temps de préparer et de mûrir mon projet avec notamment la notion de souveraineté qui me paraît essentielle. Je ne manquerais pas de vous informer de l’avancement de celui-ci si cela vous intéresse.

Pour cet article, je souhaitais vous faire part de ce qu’ont vécus nos aînés il y a 1 an dans les EHPAD.

Déjà une année de passée et toujours cette impression de ne pas avoir avancé ni dépassé la peur que les médias et le gouvernement continue de nous imposer.

Pour ma part je n’ai plus la télévision depuis de nombreuses années, mais travaillant dans le milieu de la santé je n’ai pas échappé aux informations et contre informations communiquées à longueur de journée par mes collègues et nos supérieurs.

Je me souviens très bien du jour où la direction nous a demandé de cloîtrer nos résidents dans leurs chambres, j’étais en poste ce jour-là et il a fallu se réorganiser dans l’urgence, car l’annonce s’est faite en fin de journée, avec effet immédiat. Nous avions remarqué avec les collègues le manège qui se tramait depuis le début de la matinée, car la direction nous avait confié qu’elle recevait des messages presque tous les quarts d’heure avec des ordres et des contre-ordres venant de l’ARS.

C’est à partir de ce moment que la peur s’est invitée dans l’établissement et dans le cœur de tout le monde.

Je ne reviendrais pas sur les infos contradictoires, car nous les avons toutes et tous vécus tel que le port du masque inutile puis utile et enfin rendu obligatoire.

Il faut bien avoir en tête que toute cette communication nous a maintenus dans un climat de peur et de terreur.

Nous n’avions jamais connu cela avec les épidémies de grippe, qui nous touche de près tous les ans et pourtant, tous les ans nous perdons des résidents à cause de ce virus. Et en cette période allant de janvier à septembre 2020, nous n’avons pas eu de décès liés ni à la grippe ni au COVID. Par contre le fait que nos aînés aient été enfermés dans leur chambre à longueur de journée sans savoir quand tout cela allait s’arrêter a été dévastateur.

Alors quand une de leur pathologie commençait à décompenser ils ne se sont pas battus, préfèrant en finir avec cette vie qui n’en était plus une.

À quoi bon se battre alors qu’ils ne pouvaient plus voir ni toucher leur famille jusqu’à nouvel ordre.

Le plus dévastateur n‘a donc pas été le COVID, mais la solitude, l’enfermement, le manque de contact, la dépression, la tristesse et l’incompréhension. 

La joie s’est éteinte dans les regards et les cœurs, menant à un déséquilibre profond du comportement des gens. Comme souvent l’histoire se répète et avec du recul tout a été mis en place pour reproduire des conditions de suspicion, de méfiance envers notre prochain.

L’autre devenant un potentiel porteur de virus qu’il fallait absolument éviter. Et là où ils ont été vicieux, c’est qu’ils nous ont demandé d’avoir peur de notre propre famille. Alors que la famille, c’est ce que nous avons de plus précieux et sans famille, pas d’amour d’entraide ni de soutien.

Nous sommes des êtres sociaux, nous avons besoin de contact pour vivre et nous épanouir. Et surtout nous avons besoin de richesse d’expériences de tous et de tous les âges. C’est en apprenant de tous que nous pouvons faire nos propres choix sur ce que nous souhaitons devenir ou non comme être humain. Et ceci n’est pas figé nous avons la possibilité d’évoluer sur nos croyances et constater qu’à certains moments nous nous sommes fourvoyés. Le principal est de pouvoir faire un travail sur soi et être en accord avec nos valeurs dont le maître mot commun à tous les êtres humains devrait être le respect de soi et d’autrui.

Je souhaite vous partager une chanson de Jacques Brel que jaffectionne tout particulièrement tiré de son ultime album les Marquises et dont les paroles sont les suivantes :

« Mourir cela n’est rien
Mourir la belle affaire
Mais vieillir
Ô vieillir »

En effet c’est là tout l’enjeu de nos vies. Alors quand je vois comment on put souffrir nos aînés je n’ai plus envie de cela, j’aimerais que les choses changent, car un jour ou l’autre ce sera à notre tour de vieillir. Alors comment voulons-nous passer notre âge d’or ?

Cette crise je l’espère aura le mérite de nous questionner sur notre société et sur ce que nous ne voulons plus. Je fais le vœu que chacun se rende compte de sa propre lumière et que chaque petite flamme se rejoigne pour former un magnifique soleil d’amour et de partage. Nous sommes plus forts quand nous sommes unis et aujourd’hui les médias par le biais du gouvernement cherchent à nous diviser, mais ils n’y parviendront pas. 

Transformons cette peur en sérénité et en amour, pour que tous ceux qui nous ont quittés à cause directement ou non du COVID pendant cette sinistre période ne soient pas morts en vain.

3 Commentaires

  1. Bonjour Aline je vous félicite pour votre courage et de ne pas avoir laisser la peur vous envahir. C’est la fin d’un temps, et l’épreuve est dure pour tous les humains, mais malgré l’impression que nous avons que tout semble perdu, nous avons déjà gagné, il nous faut garder cela à l esprit, la lumière a déjà gagné. Le plan divin est parfait, l’état profond sait qu’il est perdu, donc il tente de nous faire renier ce que nous sommes dans un dernier désespoir, ils étaient sur que nous allions plier genou par terre, mais leur problème, c’est qu’il ne connaisse pas la réaction des humains, lorsqu’ils pensent que nous allons tourner à gauche, nous allons à droite et ça, ça leur énerve beaucoup. Ne doutons pas de notre force intérieur, gardons le cap, le choix que nous avons fait, c’est à dire la lumière, la délivrance est proche.

    Vous êtes un être plein d amour et de bienveillance, une vraie humaine. Merci à vous

    Jakline

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