En quarantaine pendant la Grande Peste, Isaac Newton découvrit la loi de la gravité et le «spectre coloré» de la lumière blanche

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Isaac Newton entouré de symboles de certaines de ses plus grandes découvertes. Illustration : Jean-Leon Huens

Isaac Newton faisait des études à Cambridge et il avait dû fuir Londres en 1665, année de la Grande Peste.

Selon l’histoire racontée par le Washington Post, « Isaac Newton était au début de la vingtaine quand la Grande Peste de Londres frappa. Il n’était pas encore un “Sir”, il ne portait pas encore cette grande perruque formelle. Il était juste un étudiant comme un autre de Trinity College, à Cambridge. »

Newton s’était réfugié durant 18 mois chez sa mère. Et c’est pendant ce séjour, qu’il avait vu tomber la célèbre pomme, dans le jardin de sa “demeure familiale de Woolsthorpe Manor”.

Cet événement lui permit d’établir une relation entre la chute d’un corps à la surface de la Terre et le mouvement de la Lune.
Newton avait alors acquis le sentiment que notre planète attirait notre satellite avec une force de même nature que celle qu’elle exerçait sur la pomme.

Le jeune Isaac Newton assis sous un pommier






Selon John Conduitt (l’assistant de Newton) dont le Washington Post reprend une citation, “alors qu’il se promenait dans son jardin, il lui vint à l’idée que la même force gravitationnelle (qui avait fait tomber une pomme de l’arbre) n’était pas limitée à une certaine distance [entre l’objet et] la Terre, mais devait s’étendre bien plus loin qu’on le pensait alors. ‘Pourquoi pas jusqu’à la Lune ?’, se dit-il alors.”







Pendant qu’à Londres, “un quart de la population mourait de la peste entre 1665 et 1666” et “sans ses professeurs pour l’entourer, Newton fut extrêmement productif.”

C’est en 1666 que dans une chambre aux volets clos, Newton avait percé un trou dans ses volets et se mit à observer la lumière qui traversait la fente. Il plaça un prisme de verre dans le filet de lumière et commença à se pencher sur les couleurs.

Il divisa d’abord le spectre en cinq couleurs distinctes (rouge, jaune, vert, bleu et violet), puis s’est ravisé pour deux couleurs supplémentaires, l’orange et l’indigo.
En réalité l’indigo n’existe pas dans le spectre mais Isaac Newton l’a rajouté pour faire bonne mesure : le chiffre 7 est à cette époque doté de vertus magiques et mystérieuses.


La lumière va rester cantonnée à 7 couleurs pendant tout le 18ème siècle, appelé « siècle des Lumières », car les philosophes étaient convaincus de rentrer dans un nouvel âge, illuminé par la Raison et la Science.

Pythagore pensait qu’il y avait un lien entre les couleurs et la musique.
Et puisqu’il y a sept notes naturelles, il devait forcément y avoir sept couleurs principales.
7 notes, 7 astres errants (selon les anciens), 7 merveilles du monde.
Antiquité, musique, astronomie, mathématiques, numérologie.
Voilà pourquoi l’arc-en-ciel comporte 7 couleurs.

La période des 18 mois que Newton passa loin de son université fut plus tard considérée comme son Annus Mirabilis, une année merveilleuse”.

En 1666, Isaac Newton imagine la plupart de ses théories scientifiques mais il attendra 1687 pour publier son œuvre maîtresse « Principia Mathematica » avec l’énoncé de la loi universelle de la gravitation. Illustration : Wikimédia

Cette période de Coronavirus va-t-elle nous permettre de faire de grandes découvertes et de mettre ce « Restez Chez Vous » à notre profit ? Sommes-nous entrain de vivre un changement de paradigme conduisant vers une prise de conscience collective d’une réalité meilleure ?

Einstein disait :

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent »

Alors, pendant cette période de confinement imposée par le Coronavirus, n’ayez pas peur de vous débarrasser de certaines habitudes. Ayez le courage de vous défaire de la pression sociale de la réussite. S’éloigner de tout rapproche un peu de l’essentiel !

Aimeriez-vous améliorer certains aspects dans votre vie ? Explorez de nouveaux horizons. Osez entamer ou refaire quelque chose qui vous a toujours passionné mais que vous avez mis de côté depuis des années, à cause de vos obligations quotidiennes, puis de ce système” qui vous a étouffé et piégé, tout en vous empêchant de profiter réellement de la vie.

Remettez vous à lire ? Ou regardez des films, écoutez de la musique, faites des jeux, pratiquez du sport, méditez, chantez, dansez, mangez saintement, dormez, créez, écrivez, faites de la peinture ou jouez d’un instrument ?
Réapprenez aussi à écouter vos enfants et n’hésitez pas à les éloigner des médias, puis du «climat anxiogène» amplifié par les réseaux sociaux. Laissez-les explorer leurs propres moments d’ennui et de solitude. Car souvent, l’ennui et la solitude sont une source puissante de laquelle émerge une passion…une vocation.

Essayez de remettre en question certaines de vos croyances ? Votre mode de pensée ? Créez une version améliorée de vous-même ou de votre situation ? Cherchez des idées qui pourraient améliorer votre vie et parallèlement, celle des autres ?
Vous n’êtes pas à l’abri d’une idée révolutionnaire !

Pour conclure, le Washington Post a écrit ceci : 

“Si vous travaillez ou étudiez de chez vous pendant les prochaines semaines, rappelez-vous peut-être de l’exemple de Newton. 
Avoir le temps de réfléchir et d’expérimenter dans un confort non structuré lui a changé la vie.”

À partir du moment où nous décidons de modifier notre routine, nous permettons à notre génie créatif de s’exprimer et ainsi, aux nouvelles opportunités de se présenter à nous.

Qu’il s’agisse de Grande Peste ou de Coronavirus, on peut réaliser de grandes choses quand on est confiné·e chez soi, en télétravail et en chaussettes.
Ne culpabilisez pas trop si vous faites la grasse matinée.
Après tout, Newton a marqué l’Histoire avec sa loi de la gravitation universelle et les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, mais “personne ne se rappelle s’il l’avait fait en restant en pyjama jusqu’à midi”.

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