Le groupe Eagles / Hotel California …

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The Eagles : l’histoire secrète de Hotel California

VIDÉO – Le célèbre morceau de Glenn Frey, décédé le 18 janvier d’une pneumonie à l’âge de 67 ans, n’est pas aussi sentimental qu’il n’y paraît. Le «délicieux» hôtel dépeint en réalité un centre de désintoxication pour alcooliques et drogués.

The Eagles

Qui n’a pas fredonné un jour cette magnifique rengaine: «Welcome to Hotel California/ Such a lovely place/ Such a lovely face» ? Dès sa sortie dans les bacs en 1976, Hotel California s’est classé directement numéro 1 des charts aux États-Unis. Quarante plus tard, la chanson des Eagles, inspirée du We used to know de Jethro Tull, résonne toujours comme un long poème d’amour.

Si l’on ne prête pas attention aux paroles, l’hôtel «California» donne l’impression d’un endroit idyllique où l’on arrive cheveux au vent, sous le soleil, libre comme l’air. C’est d’ailleurs une photo du luxueux Beverly Hills Hotel situé à Los Angeles, que le groupe choisira pour illustrer la pochette de son album. Pourtant le titre, aussi romantique soit-il, cache une réalité bien plus sombre. Celle d’un homme en proie à une folie passionnelle.

La chanson qui dure plus de six minutes, un record pour l’époque, retrace en effet la fuite d’un individu, enfermé entre les quatre murs d’un hôtel, qui s’avère en réalité un centre de désintoxication dont il ne pourra jamais sortir. Comme le chantait l’artiste: «You can check out any time you like/ But you can never leave» («Tu peux quitter l’hôtel quand tu veux/ Mais tu ne pourras jamais partir»).

La passion dévorante du narrateur n’est pas explicitement dévoilée. Selon les propos de l’artiste Don Henley, les paroles du morceau «reflètent parfaitement l’esprit de l’époque, qui était une période de grand excès en Californie et dans le milieu de la musique.»

Drogue et alcool

La féminisation du vice est souvent associée à la drogue et à l’alcool. Tout au long de la mélodie, ces addictions sont omniprésentes. En effet, l’artiste évoque dans le premier couplet «la senteur tiède des colitas» (petits bourgeons), qui sont des joints de marijuana au Mexique. Plus loin dans le morceau, le terme «steely knives» (couteaux d’acier) ferait référence aux aiguilles de seringues.

Il semblerait que le narrateur soit également tombé sous le charme de l’alcool. «Please bring me my wine(…) / We haven’t had that spirit here since 1969 («Apportez-moi mon vin s’il vous plaît(…) / Nous n’avons plus cet alcool depuis 1969»).

Dans la droite lignée du Beat Generation qui dressait un portrait décadent de la jeunesse des années 1960 ou d’un Baudelaire dans ses Paradis Artificiels, la chanson Hotel California des Eagles incarne véritablement l’esprit libertaire de toute une époque.

https://www.lefigaro.fr/musique Par Alice Develey et Alicia Paulet

Hotel California




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