Désormais, les propriétaires de chats non-pucés et non-tatoués s’exposent à 750 € d’amende…

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https://www.ouest-france.fr/sciences/animaux/desormais-les-proprietaires-de-chats-non-puces-et-non-tatoues-s-exposent-a-750-eu-d-amende-7109195?fbclid=IwAR25PdaADHu2hkv88IH1MUlmzxfX1VizTAxlmdZ_B7Upu4Ds9wh8JhQK2VI

Ouest-France Publié le 06/01/2021

Pour lutter contre les abandons de chats, les maîtres possédant des félins non identifiés – c’est-à-dire non tatoués ou non-pucés – s’exposent depuis le 1er janvier 2021 à une amende de 750 €.

Chaque année, 100 000 animaux sont abandonnés en France. Pour lutter contre ce phénomène, le ministre Julien Denormandie a présenté fin décembre un plan du gouvernement pour les animaux de compagnie. Avec notamment comme mesure, l’obligation d’identifier – pucer et tatouer – tous les chats.

Un décret rendra le défaut d’identification des chats sanctionnable par la loi, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Le nouveau décret n° 2020-1625 du 18 décembre 2020 portant diverses mesures relatives au bien-être des animaux d‘ élevage et de compagnie fera passer le défaut d’identification d’une contravention de 4e classe à une contravention de 5e classe, plus sévère : les propriétaires fautifs s’exposent désormais à une amende de 750 €.

Jusqu’à présent, cette obligation ne s’appliquait qu’en cas de vente ou de don des chats âgés de plus de sept mois.

https://www.pets.fr/fr/desormais-les-proprietaires-de-chats-non-puces-et-non-tatoues-sexposent-750-eu-damende

Chaque année, 100 000 animaux sont abandonnés en France. Pour lutter contre ce phénomène, le ministre Julien Denormandie a présenté fin décembre un plan du gouvernement pour les animaux de compagnie. Avec notamment comme mesure, l’obligation d’identifier – pucer et tatouer – tous les chats.

Un décret rendra le défaut d’identification des chats sanctionnable par la loi, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Le nouveau décret n° 2020-1625 du 18 décembre 2020 portant diverses mesures relatives au bien-être des animaux d‘ élevage et de compagnie fera passer le défaut d’identification d’une contravention de 4e classe à une contravention de 5e classe, plus sévère : les propriétaires fautifs s’exposent désormais à une amende de 750 €.

Jusqu’à présent, cette obligation ne s’appliquait qu’en cas de vente ou de don des chats âgés de plus de sept mois.

Décret n° 2020-1625 du 18 décembre 2020 portant diverses mesures relatives au bien-être des animaux d’élevage et de compagnie


Publics concernés : éleveurs, détenteurs de chats.

Ce texte entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel de la République française.
Notice :

Le décret prévoit l’encadrement de certaines pratiques d’élevage susceptibles d’occasionner des souffrances pour les animaux ainsi que la mise en place d’une formation des éleveurs aux pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. Il étend aux chats la sanction pénale prévue en cas de méconnaissance de l’obligation d’identification.
Références : le code rural et de la pêche maritime modifié par le décret peut être consulté dans sa version issue de de cette modification sur le site Légifrance (https://legifrance.gouv.fr).


Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’agriculture et de l’alimentation,

  • Vu la directive 98/58/CE du Conseil du 20 juillet 1998 concernant la protection des animaux dans les élevages, notamment ses articles 3 et 10-1 ;
  • Vu le code pénal, notamment son article R. 610-1 ;
  • Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles L. 212-10, L. 214-3, R. 214-17 et R. 215-15 ;

Le Conseil d’Etat (section des travaux publics) entendu,
Décrète :

Article 1

Le titre Ier du livre II du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article R. 214-17 est ainsi modifié :
A) Après le cinquième alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :
« 5° De mettre en œuvre des techniques d’élevage susceptibles d’occasionner des souffrances inutiles aux animaux compte tenu de la sensibilité de l’espèce concernée et du stade physiologique des animaux.
« Afin d’assurer des conditions de détention des animaux d’élevage répondant aux impératifs biologiques de leur espèce, le ministre chargé de l’agriculture peut imposer aux éleveurs professionnels le suivi de formations à la mise en œuvre de pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal.
« Tout responsable d’un élevage désigne au sein de son personnel une personne formée au bien-être animal notamment chargée d’y sensibiliser les personnes exerçant leur activité en contact avec les animaux. » ;
B) Au sixième alinéa, devenu le neuvième, les mots : « du présent article » sont remplacés par les mots : « des 1° à 5° et les conditions de formation au bien-être animal »
2° Au 7° de l’article R. 215-15, les mots : « né après le 6 janvier 1999 » et « par un procédé agréé par le ministre en méconnaissance de » sont respectivement remplacés par les mots : « ou un chat né après le 1er janvier 2012, » et « en méconnaissance des conditions prévues à ».

Article 2

Le huitième alinéa de l’article R. 214-17 du code rural et de la pêche maritime, dans sa rédaction résultant du présent décret, entre en vigueur le 1er janvier 2022.

Article 3

Le garde des sceaux, ministre de la justice, et le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 18 décembre 2020.

  • Jean Castex
    Par le Premier Ministre
  • Le Ministre de l’agriculture et de l’alimentation
    Julien Denormandie
  • Le garde des sceaux, Ministre de la justice,
    Éric Dupond-Moretti

2 Commentaires

  1. En France cela va être difficile car le tatouage sur animaux ne se fait plus… Pucelage à fond la gomme !
    Encore une invention administrative pour euthanasier les animaux, quelle honte !
    La guerre psychologique est vraiment sur tous les fronts : l’abatage des arbres, la dépopulation…

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